Histoire de l'établissement

Saint-Pierre Institut de 1927 à nos jours.

Il était une fois, une Villa "Bellerose" toute simple avec ses murs gris et blancs, et son balcon par devant... Ainsi commence à Brunoy, l’histoire de Saint-Pierre.



Le 15 octobre 1927, c’est la première rentrée :
Les cinq sœurs fondatrices y accueillent les neuf premières pensionnaires.

Quelques dates plus significatives rythment cette histoire...

En 1928...

Ouverture de l'école Notre-Dame.

Le 25 avril 1929...

Mgr Roland Gosselin, Evêque de Versailles, bénit la chapelle.
Celle-ci devient jusqu'en 1939, le centre paroissial " Plateau ".

En septembre 1930...

Achat de la propriété Voisine, la Florida et son parc.

En septembre 1939...

La guerre éclate et la dureté des temps stimule plutôt les énergies.
Un nouveau bâtiment sort de terre, prolongeant l'aile de la chapelle.

En mars 1941...

Sœur Marie-Madeleine ouvre le Centre Liautey reconnu par l'Etat.
Point de départ de la formation professionnelle à Saint-Pierre et donc du Lycée d'Enseignement Technique.

En octobre 1941...

Mère Thérèse lance, du côté de la Florida, l'enseignement agricole, devenue Centre d'Etudes Agricoles Féminines (C.E.A.F.).
Transférée à Mignières, près de Chartres, en 1976, Brunoy et ses environs ayant perdu à cette date, leur cadre rural.

Entre 1946 à 1960...

La guerre est finie, renaissent espoirs et audaces et partout chante la VIE.

Elle chante au pensionnat peuplé de 250 internes.
Elle chante en classe, les méthodes nouvelles, au rythme des échéances de travail individualisé.
Elle chante aux ateliers artistiques où se créent des merveilles.
Elle chante dans le récent gymnase, le renouveau des sports et les exploits de la "Rafale".
Elle chante lors des sorties documentaires, des kermesses de printemps, des voyages de fin d'année, des colonies de vacances !

En 1960...

Elle chante la vie tandis qu'à l'horizon apparaissent les signes précurseurs des mutations prochaines :

• Les contrats signés avec l'Etat.

• Force est de s'aligner sur les méthodes et les horaires de l'Education Nationale : finies les méthodes actives.

• L'urbanisation de la région : les jeunes toujours plus nombreux viennent se présenter à Saint-Pierre.

Entre 1960 à 1975 : Le grand tournant...

L'Essonne prend son autonomie et connaît une très forte croissance :

• 1962 : 450.000 habitants.
• 1975 : 850.000 habitants.
• 1993 : 1.100.000 habitants.

Population jeune : 1/4 est scolarisée.
Population mobile : l'école, sorte de point d'ancrage, garant d'une certaine stabilité.

Ainsi donc, autour des années 70, la nécessité de construire paraît évidente, d'une part, pour accueillir les jeunes qui se pressent aux portes de l'école et, d'autre part, pour permettre aux Sœurs de vivre dans une maison mieux adaptée.

A la fin de l'été 1973, la Communauté quitte le bâtiment scolaire et s'installe à la nouvelle "Florida" ainsi dénommée en souvenir de la propriété vendue pour financer les constructions scolaires et la maison des sœurs.

De 1980 à aujourd'hui : Ouverture et diversification des formations...

Après la fermeture de l'internat en 1981, l'Institut Saint-Pierre va s'ouvrir dans plusieurs directions pour essayer de mieux répondre aux besoins d'une société toujours en pleine évolution.

Introduction de la mixité avec l’accueil des garçons en 1982, à la demande des parents et des éducateurs.

Au primaire, la mise en place au cycle II d'une "classe d'adaptation ouverte" pour l'accueil des enfants ayant un certain retard scolaire ou des difficultés à suivre le rythme de leur classe. Ils bénéficient, alors, d'une aide personnalisée pendant un temps limité.

Au collège, accueil des jeunes montrant quelques difficultés à progresser dans le système scolaire, grâce à la mise en place de cycle en 3 ans, puis de classes d'accompagnement...

Au secondaire, ouverture à la technologie et à l'informatique.

Au lycée technologique, mutation des formations offertes aux jeunes avec la création de la section hôtelière en 1982.

Depuis plus de 10 ans, cette section ne cesse d'évoluer quant aux diplômes préparés :
• C.A.P. puis B.E.P., B.T.N. et B.T.S. Hôtellerie-Restauration.

En 2002, création du B.T.S. Vente et Production Touristique.
En 2005, partenariat pour une licence professionnelle de Management Hôtelier avec l’université d’Evry.

Au commercial, c'est l'adaptation continue aux nouvelles techniques de la profession :
Bureautique, informatique et la mise en place d'un enseignement post-bac avec l'ouverture de plusieurs B.T.S. :

• Commerce International
• Communication des Entreprises
• Comptabilité et Gestion des Organisations

Pour répondre aux exigences pédagogiques de ces nouvelles formations, quatre bâtiments vont sortir de terre durant les dix dernières années.

Une nouvelle "Roseraie" a pris la place du célèbre et vénérable "Abri", offrant 6 laboratoires de sciences et 2 ateliers de technologie.

• Dans le "Petit Bois", un accueillant et fonctionnel Lycée Hôtelier.
• Dans le "Jardin de Saint-Joseph", en novembre 1991, le Lycée Commercial.
• Enfin le gymnase, ouvert en septembre 1995.

 

Ouverture à la Formation permanente...

Grâce à ces dernières constructions, la création d'un centre de formation permanente se concrétise.
La formation initiale ne peut se suffire à elle-même, un établissement technique se doit de répondre aux besoins de formation professionnelle d'un public de plus en plus divers :

• Les jeunes choisissant l’alternance pour préparer un BTS (Bureautique, Commercial, Immobilier).
• Les jeunes sortis sans formation professionnelle du système scolaire, adultes au chômage par manque de qualification.

Ainsi, depuis 1988, le CE.FO.P. Saint-Pierre fonctionne, à la satisfaction de ses partenaires et de ses stagiaires dont un grand nombre arrive à s’insérer ou se réinsérer dans le monde du travail. Viennent compléter ce dispositif, nos deux Unités de Formation d’Apprentis (U.F.A. Trajectoire / U.F.A. Saint-Pierre).

Depuis juin 1990, la Communauté Educative de Saint-Pierre est entrée dans une nouvelle phase de son histoire.
A cette date, la direction de l'ensemble scolaire est confiée en totalité par la Congrégation Notre-Dame à une équipe de laïcs.

Sœur Marie Solange, provinciale, a su fort bien dégager le sens de ce "passage" :

Le charisme d'une Congrégation... est un bien d'Eglise, c'est un esprit de famille transmis par des générations de religieuses qui ont construit (dans tous les sens du terme) votre établissement.

 

Vous avez à garder cet esprit, non dans le souvenir nostalgique d'un passé révolu mais dans le souci d'une fidélité créatrice aux valeurs humaines et chrétiennes dont le projet éducatif de cette maison est porteur.
Ainsi, la VIE continue : que tous ceux qui la font puissent poursuivre la route avec courage et lucidité, osant toujours prendre des risques raisonnables au service des jeunes et de l'annonce de "Jésus- Christ".

Sœur Marie-Christiane ✝.