Le Prix Goncourt 2026 a été attribué le 3 novembre à Philippe Jaenada pour L’Inconnue du quai de Javel (Flammarion). Au fil de ce livre-enquête de plus de 500 pages, le lecteur croise un lieu bien connu à Brunoy : l’Institut Saint-Pierre.
Une affaire de 1949 rouverte par l’écrivain
Depuis plusieurs années, Philippe Jaenada a fait des affaires judiciaires anciennes sa marque de fabrique. Il exhume les dossiers, fouille les archives et arpente les lieux pour reconstituer des destins oubliés. Avec L’Inconnue du quai de Javel, il s’intéresse au meurtre d’une jeune femme, modèle prisée des peintres de Montparnasse, retrouvée morte le 6 septembre 1949 sur les quais de la Seine, à Paris.
Très attendu dès sa parution en août, le livre figurait parmi les grands favoris de la rentrée littéraire. L’Académie Goncourt l’a finalement retenu face à Yannick Haenel, Clémentine Mélois et Sylvain Prudhomme.
Une enfance à Saint-Pierre
En suivant les proches de la victime, l’auteur retrace le parcours de sa fille, Nathalie, devenue orpheline très jeune. Le lecteur apprend, page 508, qu’elle a été placée « chez les bonnes sœurs à Brunoy », à l’Institut Saint-Pierre.
Elle y était accueillie dans le bâtiment rose, une annexe inaugurée à la rentrée 1948. Le récit évoque aussi les visites du dimanche : Joseph, l’homme qui veillait sur elle et finira par l’adopter, venait la chercher pour de longues promenades dans la forêt voisine.
Quand l’histoire de l’Institut rejoint la littérature
Ce passage montre la place que Saint-Pierre occupait déjà dans la vie de nombreuses familles au lendemain de la guerre, comme lieu d’accueil et d’éducation pour des enfants parfois marqués par des parcours difficiles. Voir ce chapitre de notre histoire apparaître dans le livre lauréat du plus prestigieux prix littéraire français est une fierté pour toute la communauté de l’Institut.
Toutes nos félicitations à Philippe Jaenada !
Merci à M.Martin pour cette découverte.
L’Inconnue du quai de Javel, Philippe Jaenada, Flammarion, 528 pages, 23 €.


